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mitterrand + sanz / contemporary art |
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The Opening: 06-07/2008 |
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La série "Pictures" se compose de cinq « dessins » numériques extraits des logos des maisons de production hollywoodiennes. Ces images montrent des paysages dits classiques (mer, montagne, nuage) où tout indice textuel permettant de les attribuer sans aucun doute à telle ou telle compagnie a disparu. Ces paysages de nature idéale et grandiose représentent tous une forme d’universalité, symbole de la pérennité du cinéma et de ses maisons de production. Tout comme le veut la tradition romantique, ces paysages se veulent acteurs ou producteurs d’émotions et d’expériences subjectives. Le sublime apparaît, ici, comme un mode de vision.
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Cette série de photographies montre cinq lieus publics où une étrange fumée envahit l’espace. Les différents lieux représentés sont référenciés à des zones d’attentat réels ; immeuble administratif (Oklahoma city, WT), escalators et salle d’attente (métro à Paris), discothèque et restaurant (Bali). Mais au contraire d’être spécifique, l’architecture y est standardisée, schématisée et fonctionnelle. L’espace est vide, inhabité et existe que par lui-même. Cette représentation est encore accentuée par l’image de synthèse qui permet de lisser les surfaces et par l’utilisation de tonalité de gris uniquement.
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Reliefs inventorie des hantises: la narration risque de se figer sur l'instant arrêté, la catastrophe est toujours évoquée dans sa version soft, l'espace n'est qu'une espèce de mille-feuille voué à l'éparpillement, les halos de lumière perdus dans la nuit n'éclairent que du vide, la modélisation lacunaire et approximative du monde laisse une impression de négligence, tandis que la bande son intermittente plonge régulièrement l'image dans un silence qui la déréalise encore un peu plus. (Hervé Laurent, extrait)
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La série de vingt-sept photographies ainsi que la vidéo "ce qui arrive" montrent des espaces bureaucratiques, impersonnels, standardisés, répétitifs et cliniques dans lesquels les employés sont sujets à la même uniformisation. Un espace qui, malgré son apparence calculée et maîtrisée, contient la possibilité et la probabilité d’accident, de déviance, d’effroi et de terrorisme. Des images figées, apparemment anodines, qui cherchent à saisir ce qui arrive...
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Un espace atmosphérique dont le jeu et la représentation font référence à l’univers artificiel d’Hollywood. En ayant recours uniquement aux accessoires nécessaires à sa compréhension, cet environnement ressemble à certaines images véhiculées par le cinéma américain. Attente.
L’événement qui aura lieu sera alors court, absurde, irréel bien qu’il fasse référence à l’imagerie catastrophiste du cinéma. Ainsi, il provoque un décalage entre l’attente que cet espace peut engendrer, et ce qu’il arrive si celui-ci ne répond pas au stéréotype.
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Des photographies digitales d’une place animée de Genève sont à la base de ce projet vidéo. Ces images ont été séparées en couches successives et animées. L’installation montre une vue de la ville en mouvement constant qui semble se désintégrer. Morceaux d’architecture urbaine, logos, passants, flottent incalculablement et vertigineusement vers le spectateur.
(Texte de Katrin Mundt, pour le catalogue de l’exposition "So wie die Dinge liegen", hartware kunst verein + medien_kunst_netz, Dortmund, Allemagne) (Extrait)
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La vidéo Plattform montre un quartier urbain construit uniquement avec des plans d’architecture. Chaque étage des bâtiments est représenté par son plan sur lequel figure également son ameublement. Cet espace est ensuite peuplé de personnages stylisés comme les figurines plastiques placées dans les maquettes d’architecture. Ils sont par conséquent figés dans des comportements de la vie courante qui sont liés à leur environnement graphique. Par exemple, un homme prend son bain au-dessus d’une baignoire dessinée à même le plan.
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La vidéo en boucle "habitA" montre le survol d’un quartier résidentiel. Cet espace est construit d’une manière schématisée; d’une part pour les personnages qui sont déclinés en homme /femme /enfant et qui accomplissent des tâches quotidiennes en boucle, et d’autre part pour les habitations qui sont toutes identiques. Ces protagonistes recréent continuellement les mêmes actions sans qu’elles aient la moindre conséquence sur leur environnement immédiat. Immatériels et programmés, ils sont à l’image de leur espace, dans lequel aucun des éléments mis en place n’interagit avec d’autres.
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La vidéo "Expanded Play Time" est un essai de spatialisation d’une scène de film. Le cinéma est totalement affranchi de continuité spatiale. A chaque prise de vue, correspond un point de vue, un cadrage spécifique et indépendant des autres. De plus, le montage permet de se déplacer en n’importe quel point de l’espace, ce qui crée une fragmentation visuelle qui trouble toute référence à une vision périphérique. Ont été placés, dans un espace tridimensionnel, tous les plans tournés dans la salle d’attente de Play Time de Jacques Tati. Cette spatialisation montre un aspect souvent ignoré, celui d’une unité de lieu visible sur tous les plans simultanément. On perd ainsi la notion globale de l’action au profit de l’espace.
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Ces photographies jouent avec une utilisation paradoxale du système de représentation liée à l’architecture. C’est-à-dire, qu’elles montrent une confrontation entre une mise en scène ironique d’instants anodins de la vie urbaine et ce système analytique. La situation subjective exposée, à la limite du "cliché", contraste d’autant plus avec l’outil utilisé étant donné sa rationalié..
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La série de neuf photographies ainsi que la vidéo "datatown" abordent les problématiques liées à la reconnaissance d’un lieu au milieu des innombrables stimuli signalétiques qui envahissent notre quotidien. Le réseau routier, les affiches publicitaires, les désignations de places, de bâtiments, de rues, etc. sont autant d’indices que la société met à notre disposition pour circuler. L’amalgame de cette écriture urbaine et du fond noir s’apparente au paysage informatique actuel. Ces images sont le reflet d’un paysage généré par une société qui ne fonctionne que grâce à une information codifiée.
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